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La presse
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Le Reader’s Digest décerne son prix de l'Européen de l'année 2012 à la portugaise Isabel Jonet (Banque alimentaire de Lisbonne).
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| Bruxelles, 25 janvier 2012 |
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écerné par un panel représentant les 21 éditions européennes du Reader's Digest, le titre d'Européen de l'année couronne chaque année une personnalité européenne solidaire. En 2012, il a été remis à Isabel Jonet pour son œuvre à la tête de la « Banco Alimantar » de Lisbonne qui, au cours des des douzes mois à venir, préservera de la faim et de la malnutrition 300.000 habitants du Portugal.
La « Banco Alimantar » de Lisbonne fédère un réseau de 19 antennes réparties sur l'ensemble du Portigal. Celles-ci collectent et distribuent les denrées alimentaires nécessaires à la préparation de 12 millions de repas par an.
Qualifiée par le quotidien économique « Negócios » de femme la plus puissante de l'économie portigaise, Isabel Jonet fédère également plus de 240 banques alimentaires européennes.
« Je suis convaincue que nous sommes tous responsables du bien commun dit-elle à propos de sa motivation à nourrir les personnes dans le besoin et à bannir le gaspillage. L'essentiel est de faire prendre conscience aux gens que la famine exoste réellement près de chez eux. Et qu'ils peuvent agir. »
C'est dans la capitale portugaise qu'Isable Jonet recevra officiellement sa distinction le 15 février, accompagnée d'un don de 5.000 euros. Un portrait lui est consacré dans le numéro de février des éditions européennes du reader's Digest.
>En savoir plus...
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Lauréats des années précédentes:
2011: Monika Hauser, Allemagne - soutien des victimes de viols de guerre
2010: Iana Matei, Roumanie - lutte contre le trafic des êtres humain
2009: Joachim Franz, Allemagne lutte contre le Sida
2008: Maria Nowak, France aide par le microcrédit
2007: Dr. Ruedi Lüthy, Suisse lutte contre le sida en Zimbabwe
2006: Ayaan Hirsi Ali, Pays-Bas défense des droits des musulmanes
2005: Leonid Roshal, Russie médecin ayant assisté les victimes au Beslan
2004: Peter Eigen, Allemagne fondateur de Transparency International
2003: Simon Pánek, Tchèquie fondateur de People in Need
2002: Eva Joly, France juge d'instruction de l'affaire Elf-Aquitaine
2001: Linus Benedict Torvalds, Finlande Créateur de Linux
2000: Paul van Buitenen, Pays-Bas campagne contre la fraude en ECC
1999: Dr. Inge Genefke, Danemark aide aux victimes de tortures
1998: Pete Goss, groot-Brittannië sauveteur du navigateur Raphaël Dinelli
1997: Frederic Hauge, Norvège lutte contre les déchets nucléaires
1996: Pater Imre Kozma, Hongrie aide aux indigents, personnes agées et aux sans-logis.
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Les banques alimentaires
très sollicitées sont en sursis
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RTBF Newsletter | jeudi 29 décembre 2011 à 12h37
Extrait JT 19h30 du 28/12/11,
Les banques alimentaires fournissent plus de 600 associations caritatives dans notre pays. Ces « collecteurs de vivres » sont dans une situation délicate car la demande est de plus en plus importante, mais la quantité de vivres diminue. Ces banques dépendent notamment de l'Union européenne, qui aujourd’hui remet sa contribution en question.
Reportage.
Plusieurs fois par semaine, l’association namuroise Saint Vincent de Paul distribue des colis alimentaires. De nombreuses personnes font la file pour récolter quelques vivres supplémentaires qui adouciront légèrement leur fin d'année. « Grâce à cela, je vais pouvoir offrir davantage à mes enfants lorsqu’ils me rendront visite », témoigne un homme. La demande alimentaire explose. Même certains travailleurs dits « pauvres » viennent aujourd’hui s’approvisionner pour pouvoir maintenir le cap tout au long de l’année.
Les banques alimentaires sont en quelques sortes les grossistes qui fournissent les différentes associations qui ont nourri 122.000 belges en 2011, soit 5.000 de plus qu'en 2010.
L’importante aide de l’Europe en sursis
L'aide européenne qui représente à peu près 50% des vivres, devait être supprimée mais un sursis de deux ans a été décidé in extremis, au grand soulagement des responsables de ces banques. L'Europe a longtemps fait profiter les banques alimentaires des surplus de l'agriculture, mais la politique agricole commune est passée par là et aujourd'hui les surstocks en céréales ou encore en lait ont nettement diminué. En compensation, l'Union a sorti une enveloppe de 500 millions d'euros afin d'acheter de la nourriture, mais ce subside, critiqué, disparaitra en 2014.
Quelles alternatives pour le 1er janvier 2014 ?
Les banques alimentaires sont au pied du mur et les prévisions économiques ne laissent pas envisager une diminution de la demande. Elles doivent donc trouver de nouvelles sources d'approvisionnement. « On va essayer de sensibiliser les grandes entreprises qui ont des moyens et les épaules larges », explique le porte-parole des banques alimentaires de la région Namur-Luxembourg, Harry Gschwindt. Le but est qu'elles consentent à consacrer une petite partie de leurs bénéfices en mettant certains produits à disposition. Reste à voir si la générosité économique peut fonctionner dans le contexte de crise actuel.
I.L. avec Julie Morelle |
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Ces Banques qui ont du cœur
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Rencontre Pierre Loppe
24/12/2011
Née à Bruxelles, Lea Draelants réside à Hal où elle a tenu une boutique de vêtements de sport après avoir travaillé dans l’entreprise familiale. Bénévole depuis quinze ans aux Banques alimentaires (Bruxelles-Brabant, puis à la fédération), elle a été gouverneur d’un district du Lions Club international. La dame cultive la discrétion comme la majorité des vrais philanthropes.
Rencontre
En cette veille de Noël, les Banques alimentaires font parler d’elles, et c’est « tout bénéfice » pour les plus démunis. Tel producteur de café leur sert une chaleureuse campagne de pub, telle institution financière recueille les « piécettes rouges » à leur attention, telle enseigne de la grande distribution s’apprête à récolter des chèques-repas par milliers.
Mais qu’on ne s’y méprenne pas: si la solidarité connaît un regain traditionnel à l’approche des fêtes de fin d’année, les Banques alimentaires fonctionnent sans relâche, douze mois par an, prouvant qu’elles ont, en plus d’un cœur bien accroché, une raison d’être permanente.
Lea Draelants est une bénévole particulièrement motivée, active au sein de l’asbl depuis 1997. |
C’est l’une des 270 volontaires non rémunérés de l’association - de toutes convictions philosophiques - qui consacrent une part de leur temps à l’asbl. « Mon seul but, c’est d’aider les autres. J’ai grandi là-dedans », résume cette ancienne indépendante du secteur de la confection, Bruxelloise d’origine et domiciliée à Hal. « Je connaissais certains cadres de l’asbl et j’y suis entrée tout naturellement, au siège de Bruxelles-Brabant d’abord, à la fédération ensuite. Il y a énormément de travail, et la crise économique nous en donne chaque jour davantage », déclare-t-elle.
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| Son action consiste à se rendre sur le terrain, à la rencontre des associations caritatives qui recueillent les vivres réunis par les neuf Banques du royaume à l’intention de quelque 115.000 démunis. |
D’après un dernier décompte, elles sont 632 à bénéficier ainsi, à travers tout le pays, des dons des Banques alimentaires qui, moins connues qu’elles du grand public, ne sont pas en contact direct avec les bénéficiaires. Les Banques n’en sont pas moins un maillon essentiel entre l’industrie alimentaire, les chaînes de distribution et les populations défavorisées.
Leur objectif est double : lutter contre la faim et le gaspillage. « Nous fonctionnons comme une entreprise ordinaire, avec des services d’approvisionnement logistique, de distribution et administratifs. A ceci près que nous n’achetons et ne vendons rien », souligne Jean Delmelle, président de l’organisation fondée en Belgique en 1985 par André Hubert - le père de l’explorateur - sur le modèle américain. On compte à ce jour 240 filiales, opérationnelles dans vingt pays européens.
Jean Delmelle insiste beaucoup sur la « totale gratuité » du système, maître mot de ces « Banques » décidément pas comme les autres. « Ce qui ne veut pas dire », souligne-t-il, « que les charges d’exploitation ne sont pas importantes. Les loyers, le transport, le stockage, l’énergie, la manutention, les assurances, etc. Tout cela a un coût et nécessite des investissements. Les frais de fonctionnement s’élèvent à 10 cents par kilo de vivres distribués. Vu que 11.000 tonnes le sont chaque année, soit 1.100 camions de dix tonnes, le compte de nos besoins financiers est vite fait. »
Le président enchaîne : « Nous finançons nos coûts uniquement par des dons privés, et nous ne sollicitons aucun subside, à ceci près que notre statut d’utilité publique autorise la déduction fiscale » Quelque 74% des dons proviennent des particuliers et 11% des legs. Quant à l’origine des vivres récoltés, elle est la suivante : 18,5% de la distribution (Delhaize, Colruyt et Carrefour), 7,1% des collectes, 2,3% des criées, 31,7% de l’industrie et 40,4% de l’Europe. Ce dernier poste, d’une importance capitale, a été hypothéqué récemment par le blocage du « programme d’aide alimentaire ». Une solution provisoire a été trouvée pour deux ans, mais les pays récalcitrants, Allemagne en tête, ne baissent pas la garde. « Ce serait une véritable catastrophe, et nous voulons croire que le bon sens l’emportera. Le programme d’aide européen ne représente qu’un pc du budget global de la PAC, c’est peanuts à côté de l’enjeu humanitaire », dit-on aux Banques alimentaires.
La récupération des surplus alimentaires s’effectue dans des conditions d’hygiène et de traçabilité « très strictes ». Contrôlées par les autorités, les Banques vérifient scrupuleusement les produits entrants (date limite de consommation, respect de la chaîne du froid, etc.) et imposent à leurs adhérents le respect de ces mêmes normes.
Dans notre Etat fédéral, une solidarité nord-sud existe-t-elle au sein de la fédération et des neuf Banques du royaume? Réponse du tac au tac de Lea Draelants (néerlandophone bilingue) et de Jean Delmelle (francophone bilingue): « Elle est totale. Aider, c’est dans nos gènes. Les Banques s’épaulent, par-delà les régions. Nous formons une grande famille au service d’une même cause. »
Pierre Loppe |
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